Selon les tenants de la conception minimaliste de l’originalité, l’œuvre scientifique est une œuvre factuelle qui véhicule de l’information et communique un contenu. L’espace de liberté de l’auteur y serait limité puisque la forme, seul lieu où l’originalité protégeable peut résider, est assez largement dépendante du contenu. Dans sa note d'observations, Jacques Englebert s'interroge sur la pertinence de cette conception.
J. Englebert, « Quand l'oeuvre scientifique est-elle originale ? », note sous Bruxelles, 19 décembre 2003, Auteurs & Media, 2004, pp. 144 à 152.
Selon les tenants de la conception minimaliste de l’originalité, l’œuvre scientifique est une œuvre factuelle qui véhicule de l’information et communique un contenu. L’espace de liberté de l’auteur y est limité puisque la forme, seul lieu où l’originalité protégeable peut résider, est assez largement dépendante du contenu.
Une telle conception reviendrait à nier très largement toute notion de création dans le chef de l’auteur scientifique.
Dans sa note d’observations, après avoir contesté cette analyse factuelle de l’œuvre scientifique, Jacques Englebert critique la solution retenue par la cour d’appel de Bruxelles pour conclure à l’absence d’originalité.
Il estime que le litige posait en réalité un problème de citation et non de contrefaçon.