L'évolution de la censure et de la surveillance des journalistes et des net-citoyens

18 décembre 2015

Jacques Englebert était l'invité de Véronique Thyberghien pour son émission « Question Clés », du 18 décembre 2015, sur La Première (RTBF), consacrée à l'évolution de la censure et de la surveillance des journalistes et des net-citoyens.

Jacques Englebert était l'invité de Véronique Thyberghien pour son émission « Question Clés », du 18 décembre 2015, sur La Première (RTBF), consacrée à l'évolution de la censure et de la surveillance des journalistes et des net-citoyens.

Quelques jours après la remise au Parlement Européen du Prix Sakharov à l'épouse de Raïf Badawi et alors qu'au début du mois de décembre deux cas de « censures judiciaires » avaient à nouveau défrayés la chronique en Belgique, il était utile de se pencher sur l'évolution de la censure et, de façon plus générale, sur la surveillance de la liberté d'expression.

Jacques Englebert a eu l'occasion de rappeler que la tentation de la censure était une  déviance malheureusement indissociable du Pouvoir et qu'inlassablement il convenait de lutter contre les dérives qu'elle pouvait générer, dès lors que la liberté d'expression n'est jamais définitivement acquise.
Il a également souligné les dangers des lois sécuritaires ou d'exception qui, par un champ d'application souvent trop large (tant en ce qui concerne les personnes visées que la durée de la période d'exception) empiètent de façon inutilement exagérée sur les droits fondamentaux et les libertés essentielles des citoyens en démocratie.

A cette occasion, Jacques Englebert a rappelé les propos pertinents de Francis Valls, député français en 1955, qui pour s'opposer au vote de la loi instituant en France l'état d'urgence, rappelait à l'Assemblée Nationale que « L'histoire nous montre que toutes les lois d'exception, telles que les lois scélérates votées en 1893-1894 au lendemain d'une série d'attentats anarchistes, ou la loi sur l'état de siège prévue pour défendre la République qui fut utilisée en 1852 pour permettre le coup d'Etat napoléonien, et en 1871 pour écraser la Commune, sont par la suite détournées de leur but primitif ».

L'émission peut être réécoutée ici :

http://www.rtbf.be/radio/player/lapremiere?id=2068930&e=