« Ce qui s’est passé avec David Miranda est un pas de plus pour les systèmes démocratiques vers des régimes qui ne sont plus suffisamment respectueux des droits fondamentaux »
Jacques Englebert a eu l'occasion de s'exprimer, en août 2013, à la suite de l’interpellation - et des neuf heures d’interrogatoire - de David Miranda, le compagnon du journaliste qui enquête pour le quotidien anglais The Guardian sur les systèmes de surveillances révélés par Edward Snowden.
Il relève qu'au moment où la presse dénonce les dérives des gouvernements et qu’elle dérange parce qu’elle joue son rôle de contre-pouvoir, les gouvernements luttent de façon illégale, en ayant recours au prétexte de la lutte antiterrorisme, aussi légitime soit cette cause. Malheureusement, ce qui apparaissait en filigrane en 2013 s’est largement confirmé depuis, avec cette circonstance dramatique que les attentats de 2015 ont renforcé l’apparente légitimité de cette politique sécuritaire.
Ce qui est inquiétant, estime Jacques Englebert, c’est la façon avec laquelle le pouvoir ré- agit quand la presse révèle ce qu’il cherche à cacher.