La répression des excès de l’expression raciste ou blasphématoire : lorsque l’idéologie prend le pas sur le droit

30 septembre 2016

Il est intéressant de voir comment, pratiquement, les expressions offensantes, qu’elles soient racistes, blasphématoires ou sexistes, sont réprimées ou non, et si dans leur répression il n’y a pas une approche différente selon qui offense et qui est offensé, voire même qui juge l’offense.

J. Englebert, La répression des excès de l’expression raciste ou blasphématoire : lorsque l’idéologie prend le pas sur le droit

Auteurs & Media, 2016, pp. 37 à 70

 

Il est également intéressant d’analyser l’interaction entre la licence accordée à certaines expressions (apparemment) offensantes et l’essor nouveau de la répression de l’apologie du terrorisme.

Ces analyses conduisent, d’une part, à se poser la fameuse question du « deux poids – deux mesures » mais pas dans les termes – erronés – où elle est généralement avancée. Elles permettent, d’autre part, de révéler le caractère éminemment politique de la poursuite de ces expressions.

Tel est l’objet de cette étude.

Plutôt que de procéder à une analyse exhaustive d’une jurisprudence et d’une doctrine particulièrement abondantes en ces matières, j’ai opté pour l’analyse de quelques cas qui m’ont paru emblématiques, étant toutefois conscient de ce que cette sélection pouvait avoir d’arbitraire.