L'étude analyse dans le détail la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme appliquée aux différentes formes d'expression sur Internet. Elle tente de déterminer dans quelle mesure les standards applicables aux médias et aux journalistes s'appliquent également à ceux que l'on décrit comme les « néo-journalistes » ou les « journalistes citoyens ».
A. Adam et J. Englebert, « Le néo-journaliste au regard de la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme », Revue du Droit des Technologies de l'Information, vol. 51, Larcier, 2013, pp. 9 à 26.
A l’heure du développement de plus en plus important du « net-citoyen » se pose, avec une acuité nouvelle, la question de l'étendue de la liberté d'expression dont bénéficie celui qui s'exprime par le biais d'Internet. La « toile » est-elle protégée par l'article 10 de la Convention?L'accès à Internet relève-t-il également de la liberté d'expression ? Le néo-journaliste bénéficie-t-il d'un statut particulier ? Quels sont les standards d'interprétation qui lui sont appliqués ? La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme n'en est qu'à ses balbutiements en la matière néanmoins les quelques arrêts permettent d'ores et déjà de tracer quelques lignes directrices quant à la nécessité de préserver la liberté d'expression sur Internet mais également le droit d'accès à la toile. Quant au statut du néo-journaliste, l'étude constate l'absence de règles directrices alors qu'il conviendrait de définir une grille d'analyse conforme à celle dégagée en matière de liberté de la presse tout en prenant en considération la différence de moyens mis à sa disposition par rapport au journaliste professionnel.